J'ai dégonflé mon "ventre d'endométriose"
J'ai l'endométriose. J'ai éliminé le gluten, le lactose, le sucre, les FODMAPs. Mon ventre gonfle toujours.
Je vais vous donner la liste de ce que je ne mange plus. Parce que je pense que vous avez la même.
Plus de gluten. Depuis 3 ans. Plus de lactose. Depuis 2 ans et demi. Plus de sucre raffiné. Depuis 2 ans. Plus de FODMAPs. Depuis 18 mois. Plus d'alcool. Depuis un an. Plus de café. Depuis 8 mois. Plus de soja. Depuis 6 mois.
Il me reste quoi ? Du riz. Du poulet. Du poisson. Des courgettes. Des carottes cuites. De la patate douce. De l'huile d'olive. Des œufs. Du bouillon d'os. Et un profond sentiment de solitude à chaque repas.
J'ai 35 ans. L'endométriose depuis mes 23 ans. Diagnostiquée à 27. Ça fait 12 ans que je vis avec. Et ça fait 3 ans que je mange comme une prisonnière de guerre pour essayer de dégonfler mon ventre.
Parce que c'est ce qu'on m'a dit de faire. Tout le monde. À chaque consultation.
Ma gynécologue : « L'endométriose provoque une inflammation qui irrite l'intestin. Réduisez le gluten et le lactose, ça devrait aider les ballonnements. »
J'ai réduit. Puis éliminé. Puis traqué la moindre trace dans chaque étiquette de chaque produit.
Ma naturopathe spécialisée endométriose : « Votre flore intestinale est déséquilibrée. On va éliminer les FODMAPs pour calmer l'intestin, ajouter des probiotiques et de la glutamine pour réparer la paroi. »
J'ai éliminé les FODMAPs. Fini l'oignon. L'ail. La pomme. Le chou. Les lentilles. Les champignons. Le blé. Les pois chiches. La liste est longue. La liste est cruelle.
Mon gastro-entérologue : « Syndrome de l'intestin irritable associé à l'endométriose. Le sucre et l'alcool aggravent l'inflammation. Éliminez. »
J'ai éliminé.
Ma diététicienne : « Le café stimule le cortisol qui aggrave l'inflammation. Le soja contient des phytoestrogènes qui peuvent nourrir l'endométriose. Éliminez. »
J'ai éliminé.
Quatre professionnels. Quatre éliminations. Et à chaque fois, la même promesse implicite : si vous mangez bien, votre ventre ira mieux.
Alors j'ai mangé « bien ». Mieux que bien. Parfaitement. Pendant 3 ans.
Et voilà ce que ça a donné.
Mon transit : amélioré. Moins de constipation. Moins de diarrhée. Plus régulier.
Mes gaz : réduits. Moins de ballonnements digestifs purs. Moins de flatulences. Moins d'inconfort après les repas.
Mon énergie : meilleure. Moins de coups de fatigue. Moins de brouillard mental après le déjeuner.
Mes douleurs de règles : un peu moins intenses. L'alimentation anti-inflammatoire a probablement aidé.
Mon ventre gonflé de l'après-midi : exactement le même.
Exactement. Le. Même.
8h plat. 14h gonflé. 18h ballon. Tous les jours. Que je mange du riz vapeur et du poulet grillé ou que je mange rien du tout.
J'ai fait un test un jour. Un samedi. J'ai rien mangé jusqu'à 16h. Rien. Pas un aliment. Pas une bouchée. Juste de l'eau.
14h : ventre gonflé.
Pas de gluten dans mon ventre. Pas de lactose. Pas de FODMAP. Pas de sucre. Pas de café. Pas de soja. Pas de nourriture du tout. Et mon ventre gonflait.
Ce jour-là, j'ai compris que quelque chose n'allait pas dans ma compréhension du problème. Mais je savais pas quoi.
Alors j'ai continué. Parce que je savais pas quoi faire d'autre. J'ai ajouté des compléments.
Probiotiques spécialisés. 50 euros par mois. 8 mois. Trois marques différentes. Pour rééquilibrer le microbiote que l'endométriose dérègle.
Enzymes digestives avant chaque repas. Pour aider la dégradation des aliments. 4 mois.
L-glutamine pour la paroi intestinale. 6 mois.
Curcuma haute absorption. Pour l'inflammation. 12 mois.
Oméga 3. Pour l'inflammation aussi. 12 mois.
Magnésium. Pour le transit et le stress. 12 mois.
Chaque complément aidait quelque chose. Le transit. L'énergie. La douleur. L'inflammation.
Mon ventre gonflé de l'après-midi : exactement le même.
Je me suis mise à haïr mon ventre. À le regarder toutes les heures. 10h : ça va encore. 12h : ça commence. 14h : c'est foutu. Chaque jour une défaite.
J'ai commencé à refuser les invitations à dîner. Parce que manger chez des amis c'était soit casser l'ambiance en expliquant mes 7 éliminations, soit manger un truc « interdit » et me sentir coupable toute la soirée en me disant que c'était ÇA qui allait faire gonfler le lendemain.
Ma meilleure amie m'a dit un jour : « Tu manges plus rien et ton ventre gonfle quand même. T'as pas l'impression que c'est peut-être pas lié à ce que tu manges ? »
Elle avait raison. Mais si c'était pas l'alimentation, c'était quoi ?
C'est une kiné spécialisée en drainage pelvien qui m'a donné la réponse. Un an après la remarque de mon amie.
J'étais venue pour des adhérences. Pendant la séance, elle a palpé mon ventre. Puis elle a appuyé sur ma cheville.
Creux. Net.
« Tu fais de la rétention d'eau. Ton ventre c'est pas que des ballonnements. C'est aussi de l'eau. »
Et elle m'a expliqué le truc que 4 professionnels en 3 ans n'avaient jamais mentionné.
L'endométriose crée une inflammation chronique pelvienne. Cette inflammation augmente la perméabilité des vaisseaux sanguins — l'eau fuit dans les tissus. En parallèle, l'inflammation ralentit le système lymphatique — le réseau qui draine l'eau des tissus. Résultat : l'eau s'accumule. Dans le ventre. Dans les jambes. Tous les jours. De manière progressive — pire l'après-midi, mieux la nuit allongée.
Mon ventre d'endométriose portait deux choses.
Des troubles digestifs — oui. L'endo irrite l'intestin, dérègle le microbiote, perturbe le transit. Tout ça est réel. Et c'est pour ça que l'alimentation améliorait mes symptômes digestifs.
Et de l'eau — que personne n'avait identifiée. De l'eau retenue dans les tissus abdominaux par une lymphe ralentie par l'inflammation chronique. Et c'est pour ça que l'alimentation ne changeait RIEN au gonflement visible. Parce qu'on ne draine pas de l'eau en éliminant le gluten.
Chaque aliment que j'avais éliminé ciblait la digestion. Chaque complément que j'avais pris ciblait la digestion ou l'inflammation.
Rien ne ciblait l'eau.
J'avais éliminé 7 catégories d'aliments. Pris 6 compléments. Consulté 4 professionnels. Dépensé des milliers d'euros. Sacrifié ma vie sociale. Et le gonflement persistait parce que je ciblais le mauvais ennemi.
La kiné m'a parlé d'un drainant lymphatique. Pas pour remplacer l'alimentation — je continue à manger anti-inflammatoire, c'est bon pour l'endo au-delà du ventre. Pour cibler l'eau que rien d'autre ne ciblait.
Quatre plantes. Qui agissent sur la lymphe. Pendant le sommeil.
Elle a été claire : « Ça ne traite pas ton endométriose. Les lésions restent. L'inflammation reste. C'est ta maladie. Mais si on draine l'eau que l'inflammation retient, le volume de ton ventre l'après-midi va diminuer. Parce que le volume c'est de l'eau, pas du gaz. »
J'ai hésité 2 minutes. Puis j'ai repensé au samedi où j'avais rien mangé jusqu'à 16h et où mon ventre avait gonflé quand même à 14h. Et j'ai commandé.
Les 3 premiers jours : rien.
Jour 5 : l'après-midi. Mon ventre à 14h. Toujours un gonflement. Mais le ballon dur et tendu de d'habitude, il était un cran en dessous. Comme si quelqu'un avait légèrement dégonflé un ballon. Toujours rond, mais moins de pression. Moins de tension.
Fin de semaine 1 : moins 1,6 kg. Le gonflement de 14h avait reculé à 16h. Deux heures de ventre plat en plus. Mon jean du bureau — celui que je desserrais à 14h tous les jours — je l'ai gardé fermé jusqu'à 17h.
Semaine 2 : moins 3,2 kg. Mon ventre à 18h ressemblait à mon ventre de midi d'avant. Un gonflement léger. Pas un ballon. Et un truc qui m'a fait pleurer au supermarché : j'ai acheté des pois chiches. Des pois chiches. Que j'avais pas mangés depuis 18 mois parce qu'ils étaient sur ma liste FODMAP. Je les ai mangés le soir. Mon ventre le lendemain : normal. Parce que le gonflement n'avait jamais été les pois chiches. C'était l'eau.
Semaine 3 : moins 4,1 kg. Mes douleurs pelviennes de milieu de cycle avaient diminué. Moins de pression dans le bas-ventre. L'eau en moins dans la zone pelvienne, c'est de la pression en moins sur les lésions d'endométriose. Bénéfice que j'avais pas anticipé.
Semaine 5 : moins 5 kg. Mon ventre à 18h : presque plat. Pas parfait — j'ai l'endométriose, les jours inflammatoires ça gonfle encore. Avant les règles, ça gonfle encore. Mais le ballon QUOTIDIEN de 14h — celui qui était là tous les jours depuis des années — il a disparu. Parce que c'était de l'eau.
Aujourd'hui, ça fait 4 mois.
Je mange toujours anti-inflammatoire. Pas parce que ça dégonfle mon ventre — maintenant je sais que ça a jamais été ça. Parce que ça aide mon endo globalement. L'inflammation. Les douleurs. L'énergie.
Mais j'ai réintroduit des aliments. Les pois chiches. Les lentilles. L'ail. L'oignon. Des choses que j'avais éliminées par peur du gonflement et qui n'avaient jamais causé le gonflement.
Ma vie sociale est revenue. Je mange chez des amis. Je commande au restaurant sans interroger le serveur sur chaque ingrédient. Je vis.
Et le gonflement est géré. Pas par 7 éliminations alimentaires. Par un drainant qui cible l'eau.
Mon amie Manon, 33 ans, endométriose depuis 8 ans : « J'avais éliminé tellement de trucs que ma diététicienne s'inquiétait de carences. Je mangeais 12 aliments différents. 12. Et mon ventre gonflait. Depuis que je draine l'eau, j'ai réintroduit le blé, les lentilles, les pommes. Mon ventre gonfle MOINS qu'avec le régime FODMAP strict. Parce que le FODMAP ciblait le gaz. Le drainant cible l'eau. Et c'était l'eau le problème. »
Ma sœur Claire, 30 ans, endométriose diagnostiquée à 24 : « J'avais peur de manger. Littéralement. Chaque repas était un calcul. Qu'est-ce que je peux, qu'est-ce que je peux pas. Ça virait à l'obsession. Et mon ventre gonflait quand même. Le drainant m'a enlevé 3,5 kg d'eau en un mois. Mais surtout, il m'a enlevé la peur de manger. Parce que le gonflement c'était pas la nourriture. C'était l'eau. »
Si vous avez l'endométriose. Si vous avez éliminé le gluten, le lactose, le sucre, les FODMAPs. Si vous mangez parfaitement et que votre ventre gonfle toujours à 14h. Si vous avez remarqué que ça gonfle même les jours où vous mangez rien.
Peut-être que vous avez ciblé la digestion pendant des années. Et que l'eau passait à travers.
Appuyez sur votre cheville ce soir. Si ça laisse un creux, vous avez peut-être trouvé l'ennemi que vos 7 éliminations ne touchaient pas.
Le drainant que j'utilise s'appelle Dranae.
Quatre plantes naturelles. Qui agissent pendant votre sommeil. Pas un diurétique. Un vrai drainant lymphatique.
Garanti 60 jours. Si ça marche pas, vous êtes remboursée.
Moi j'ai éliminé 7 aliments en 3 ans. Le huitième que j'aurais dû éliminer c'était l'eau. Et l'eau, on l'élimine pas en mangeant moins. On l'élimine en drainant.
dranae.comLearn more